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Amphithéâtre des Trois Gaules

Le plus ancien amphithéâtre Romain de Gaule

L’Amphithéâtre des Trois Gaules sis rue Lucien Sportisse, dans le 1er arrondissement de Lyon, fait partie du sanctuaire fédéral des Trois Gaules, érigé en l’an 12 avant Jésus Christ par Drusus. L’amphithéâtre de Lugdunum, réputé pour être le plus ancien amphithéâtre romain de Gaule, fut jadis dédié au culte de Rome et de l’empereur Auguste puis classé comme monument historique à partir de 1961.

gradins amphitheatre romain des trois gaulles lyon

Érigé pour accueillir l’assemblée annuelle des délégués des 60 nations de gaules, l’amphithéâtre des trois Gaules est édifié en l’an 19 après Jésus Christ dans le but principal de recevoir les vœux et prières des prêtres gaulois. Ce rassemblement mythique a lieu le 1er jour du mois d’août en commémoration de la prise d’Alexandrie et de la fête de Lug, dieu gaulois du soleil.

Le site est situé sur les pentes de la colline de la Croix-Rousse et devait permettre à l’époque d’établir des liens entre le Rhône et la Saône. Avec une capacité d’accueil d’environ 3000 spectateurs, l’Amphithéâtre des Trois Gaules reçoit également des spectacles divers et des fêtes populaires ainsi que les fameux jeux du cirque. L’empereur et le prêtre romain Caius Julius Rufus, un des maîtres d’œuvres de l’ouvrage, y fit construire un podium, des gradins d’une capacité d’accueil d’environ 1800 personnes, d’un théâtre anciennement appelé la Cavea et des canaux d’évacuation qui donnent notamment au monument la superficie initiale de 67 mètres sur 42 mètres. Les récentes études ont mis à jour des soubassements composés de trois murs elliptiques et reliés par des murs de traverse. La partie Sud de l’édifice, installée sur une légère pente, est à cette époque soutenue par une voûte.

Accroissement de l’Amphithéâtre des Trois Gaules

L’Amphithéâtre des Trois Gaules est agrandi par l’empereur Hadrien, vers le 2ème siècle après Jésus Christ, pour pouvoir accueillir dans les 20000 spectateurs. Sous l’impulsion de Caius Julius Celsus, procurateur de Gaule lyonnaise et d’Aquitaine, les rénovations lui donnent alors les dimensions de 147 mètres sur 120 mètres. Deux galeries sont intégrées à l’ancien amphithéâtre dans la perspective de recevoir des rassemblements plus massifs à l’image du tristement célèbre supplice des premiers martyrs chrétiens de Gaule, en l’an 177, dont Sainte-Blandine, Saint Irénée ou encore Saint Pothin. La scène politique de l’Amphithéâtre des Trois Gaules reçoit désormais les ambassadeurs de la quatrième Gaule, autrement appelé, la Narbonnaise.

Un soubassement d’environ 50 mètres de long est ajouté à l’autel de l’amphithéâtre, qui est à l’époque tout en marbre. Deux victoires ailées en bronze doré, arborant de grandes palmes et des couronnes d’or, sont posées sur d’immenses colonnes de granit le long de l’autel. La scène de l’édifice accueille également des processions et différentes joutes verbales à l’image de lectures poétiques. Le site tombe ensuite en désuétude vers la fin du 2ème siècle, suite particulièrement aux difficultés et aux nombreuses attaques subies par la ville.

La dégradation de l’Amphithéâtre des Trois Gaules

Le site est carrément inutilisé à partir du IIIème siècle et se retrouve enfoui entre vignes et jardins. C’est notamment grâce à un plan scénographique de la ville de Lyon, datant du XVIème siècle, révélant des sub constructions de l’amphithéâtre dont des vestiges des arches, d’un chemin incurvé ainsi que de la Corbeille de la déserte, nom par lequel on appelait l’arène, que l’intérêt pour l’ouvrage est réanimé. De nombreux plans du XVIIIème siècle prévoient déjà sa réhabilitation dont les plans de Seraucourt ou ceux de Perrache.

Le premier chantier archéologique de l’amphithéâtre des Trois Gaules est mené entre 1818 et 1820 par François Artaud. Les pourtours de l’arène sont alors sortis de terre en même temps que les canaux d’évacuation et les égouts mais furent rebouchés durant les travaux d’aménagements urbains du XIXème siècle. La partie Sud du monument ainsi qu’une partie des fondations sont également détruites pour les aménagements de la rue Burdeau et d’un funiculaire. C’est notamment vers la moitié du XXème siècle, durant la construction de l’Ecole nationale des beaux-Arts, que des murs antiques de l’amphithéâtre sont dégagés des décombres.

L’Amphithéâtre des Trois Gaules : un vaste chantier archéologique

Ainsi de nombreuses fouilles ont été entreprises sur le site, entre 1956 et 1978, pour permettre de dégager de terre la partie exposée aujourd’hui dans le jardin des plantes de Lyon. En 1960, c’est l’archéologue Amable Audin, appuyé alors par le maire Louis Pradel, qui redécouvre la partie sud de l’amphithéâtre, ensevelit sous la rue Sportisse. Ses fouilles mettront entre autres à jours différentes inscriptions dédicatoires relatives aux fonctions de l’amphithéâtre ainsi que des murs de soutien, constituant presque la moitié de l’ancien amphithéâtre.

Actuellement, le site permet toujours de contempler les murs latéraux de l’entrée nord, les murs du vomitoire ouest ainsi que les soubassements de quelques gradins du podium. Depuis 2007, différentes études sont menées par les autorités de la ville de Lyon et la communauté urbaine pour revaloriser le site de l’amphithéâtre des Trois Gaules dont des initiatives de reprise des fouilles.

Comment valoriser l’Amphithéâtre des Trois Gaules ?

De nos jours, ce qui reste de l’amphithéâtre des Trois Gaules est visible depuis le Jardin des Plantes, un jardin botanique situé à quelques pas du centre-ville et de la place des Terreaux. Le plus grand et le plus vieil amphithéâtre de Gaule est en effet un des édifices majeurs qui faisaient de Lugdunum la capitale du pays et la confluence entre la Gaule Lyonnaise, Aquitaine et Belge. Les évènements qui se déroulaient autour du podium et des quatre gradins de l’amphithéâtre, dont des sacrifices, des combats de gladiateurs ou encore des combats contre des fauves, a également de quoi alimenter les folklores de la région. Entre autres, un poteau de bois a par exemple été installé au milieu de l’arène depuis la visite de Jean Paul II en guise de commémoration du massacre des premiers chrétiens.

Les autorités estiment qu’environ deux tiers de l’édifice d’origine peut être vu par le public dans le jardin des plantes. Le site s’est progressivement fait approprier par les habitants pour devenir un espace de rencontre et de détente. En effet, l’emplacement de l’amphithéâtre le rapproche de nombreux sites touristiques de la ville dont la basilique de Fourvière. Il offre également un point de vue imprenable sur une grande partie de la ville dont sur la Saône et ses rives. Pour l’heure, les principales activités de mise en valeur du site sont les visites touristiques et l’organisation d’une programmation culturelle et événementielle en lien avec le monument et les activités du Jardin des Plantes dont le festival de la Basse-cour et quelques concerts musicaux.

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Notes & avis

78% d'avis positifs récents
7% d'avis négatifs récents

Répartition des avis

5 étoiles 44%
4 étoiles 33%
3 étoiles 14%
2 étoiles 2%
1 étoile 5%
3 / 5
15 février Benoit Phuez

Très peu d’explication mais site impressionnant

2 / 5
15 février askip lesite

Déçu de l’endroit, il n’y a qu’en réalité plus grand chose de cet amphithéâtre que l’on peut regarder uniquement derrière des grilles car lieu fermé ???? au public

5 / 5
15 février Giovanni MODICA

Très belles empreintes de cette civilisation romaine sur les colines et jusqu’au quai de la Saône...

1 / 5
8 février thyph

c pas ouf en vrai

5 / 5
1er janvier Jean-marc BOYER

A voir absolument. Notre histoire..

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