Le Vieux-Lyon

Constitué de quatre principaux quartiers dont Saint-Georges, Saint-Irénée, Saint-Paul et Saint-Just, le Vieux-Lyon, classé à l'UNESCO, est le principal quartier médiéval et Renaissance de la ville lumière. Hautement touristique, le Vieux-Lyon regorge de rues emblématiques, places et monuments historiques d’intérêt. Quartier vivant, il est animé par les nombreux bouchons traditionnels, antiquaires et restaurants de renommée qui le jalonnent.
vue sur toits quartier vieux lyon

Le quartier du Vieux-Lyon comprend entre autres cinq cents immeubles, quelque trois mille logements et plus de 7000 habitants. Plusieurs sites délabrés du Vieux-Lyon, menacés de destruction par les projets d’urbanisme et d’aménagement du XIXème siècle, ont notamment été sauvegardés grâce aux efforts communs des autorités, de la population et de l’association la Renaissance du Vieux-Lyon. Ainsi en 1964, le Vieux-Lyon devient un des premiers quartiers de France inscrits comme secteur sauvegardé. Il est notamment accessible via le funiculaire ou en s’arrêtant à la station de métro Vieux-Lyon–cathédrale Saint-Jean.

Les quartiers du Vieux-Lyon regroupent plusieurs édifices religieux aux architectures remarquables dont du style Baroque, Gothique ou encore Renaissance. On y retrouve également de nombreux restaurants gastronomiques, des bars élégants ainsi que des bouchons traditionnels qui jalonnent les rues médiévales du quartier. Le Vieux-Lyon se distingue aussi par la présence de nombreux artisans et boutiques d’antiquités. Les places publiques du Vieux-Lyon, pour ne citer que la place Benoît-Crépu, la place de la Trinité ou encore la place neuve Saint-Jean, permettent d’observer paisiblement les nombreux monuments du quartier, à l’image du musée de Gadagne ou encore du musée de la miniature et du cinéma.

Les sites incontournables du Vieux-Lyon

Pour mieux comprendre les valeurs du patrimoine architectural du quartier du Vieux-Lyon il faut contempler ses majestueux édifices religieux dont en particulier la Primatiale de Saint-Jean, datant du XIIème siècle, l’église de Saint-Georges, l’église de Saint-Étienne, l’église de Sainte-Croix ou encore l’église de Saint-Paul, témoignage de l’architecture néo-gothique.

Quelques édifices remarquables du Vieux-Lyon portent encore les empreintes du passé renaissant du quartier pour ne citer que la tour rose, l’hôtel Bullioud ou encore l’emblématique temple du Change. Par ailleurs, des rues emblématiques du Vieux-Lyon comme celle de la Juiverie, du Bœuf ou encore la rue Saint-Jean réservent aussi des curiosités architecturales particulièrement attirantes à l’image de façades médiévales étonnamment bien conservées ou des grandes maisons bourgeoises d’époques dont les plus connues sont entre autres la maison du Chamarier, la maison des avocats ou encore la maison de Guignol…

Par ailleurs, plusieurs édifices anciens du Vieux-Lyon, dont le collège hôtel, la Maison Mourguet, l’ensemble Gadagne ou encore l’hôtel Bullioud, sont reconvertis en hôtels de charme et en structures culturelles pour accueillir les nombreux touristes venu s’imprégner de l’atmosphère de ce quartier historique. Du fait qu’une partie du quartier s’associe à l’industrie de la soierie lyonnaise, plusieurs traboules sont encore visibles dont la plus connue est sans doute la grande traboule du numéro 54 rue Saint-Jean.

La cathédrale de Saint-Jean

La Cathédrale Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Étienne, ou plus simplement la Primatiale de Saint-Jean abrite le siège épiscopal de l’archidiocèse de Lyon ou autrement dit est l’office de l’évêque de Lyon qui possède le titre de Primat des Gaules.

primatiale saint jean baptiste de lyon au lever du soleil

Cathédrale Saint-Jean de Lyon

Construite entre le XIIème et le XVème siècle, la Primatiale de Saint-Jean est un subtil mélange de l’architecture gothique et roman. La cathédrale dispose notamment d’une étonnante horloge astronomique, datant de la fin du XVIème siècle. L’édifice est aussi remarquable par ses vitraux datant du XIIème siècle ainsi que par sa façade imposante composée de trois portails.

Les musées de Gadagne

Les deux musées de Gadagne se situent dans l’hôtel Pierrevive, appelé encore hôtel de Gadagne, dans le quartier de Saint-Jean. Le premier musée, consacré à l’histoire de Lyon, et le second aux arts de la Marionnette ont été classés monuments historiques vers 1920. Rouverts depuis 2009, les musées de Gadagne sont installés dans un hôtel particulier datant du XVIème siècle. Le bâtiment est ensuite acquis par la ville de Lyon à partir du XXème siècle. Le musée de l’Histoire de Lyon comprend notamment les anciennes collections de l’hôtel de ville et le musée des arts de la marionnette est organisé autour de l’histoire des marionnettes dont notamment celle de Guignol.

Le musée des miniatures et du Cinéma

Situé au numéro 60 rue Saint-Jean, le musée de la miniature et du cinéma, consacré auparavant aux miniatures et aux décors cinématographiques, est un musée privé créé en 2005 par l’artiste Dan Ohlmann. Installé dans l’ancienne Maison des avocats, un bâtiment classé monument historique, le musée des miniatures et du cinéma s’étend sur une surface totale d’environ 2000m2. Une partie du musée est dédiée à l’art de la miniature et l’autre partie est consacrée aux techniques d’effets spéciaux utilisés dans les tournages de films. Plus d’une dizaine de salles y exposent des masques et prothèses, des costumes, des maquettes ou encore des véhicules miniatures. On peut également y admirer plusieurs animatroniques dont entre autres ceux utilisés dans Alien vs Prédator ou encore le monstre de Mimic.

La Tour Rose

Située au numéro 16 rue du Bœuf, la Tour rose du Vieux-Lyon, appelée aussi la Maison du Crible, est un édifice Renaissance, classé monument historique depuis 1937. Arborant un monumental escalier de couleur ocre ancré dans une tour, cette magnifique demeure est notamment célèbre pour avoir accueilli le roi de France Henri IV. Depuis 2020, la Tour rose du Vieux-Lyon abrite un hôtel et un food-court d’environ 660m2 installé sur trois niveaux. Dénommé Food Traboule, le food-court de la Tour rose du Vieux Lyon reçoit plus d’une dizaine d’enseignes dont la Baraque à sucre, la Meunière, le Bistrot du Potager ou encore le comptoir des Apothicaires.

La Maison du Chamarier

Située au numéro 37 de la rue Saint-Jean, la Maison du Chamarier, appelée encore Maison d’Estaing, est une somptueuse demeure du style gothique datant du XIIIème siècle. Selon les écrits, le Chamarier est l’intendant de l’évêque chargé de percevoir les taxes durant les foires. Restaurée en 2005, la maison du Chamarier accueille finalement un projet de logements en 2016. Le rez-de-chaussée de l’établissement abrite deux commerces et un Fab Lab, nommé Patrimoine du Chamarier. Déclarée propriété de la ville de Lyon, la maison possède notamment deux espaces ouverts au public dont un espace abritant des imprimantes 3D destinés à la construction de maquettes et un hall dédié à l’exposition de tablettes relatant l’historique de la Maison du Chamarier.

Situation géographique du Vieux-Lyon

S’étendant en tout sur une surface de 30 hectares, le quartier du Vieux-Lyon fait essentiellement partie du 5ème arrondissement de Lyon. Le relief du quartier est partagé entre les rues escarpées situées aux alentours de la basilique de Fourvière et les quartiers résidentiels de Saint-Irénée, Point-du-jour, Champvert et Ménival. Le Vieux-Lyon constitue aussi un carrefour entre la partie centrale de la Presqu’île de Lyon et les quartiers et communes situés à l’ouest de la ville. Par ailleurs, la partie haute du quartier culmine à environ 300 mètres d’altitude et dispose d’un panorama inédit sur l’ensemble de la ville lumière.

D’un autre côté, les parties est et nord-est du quartier sont bordées par le cours du Saône et reliés avec la Presqu’île de Lyon par le pont de la Feuillée, la passerelle saint-Vincent, la passerelle de l’Homme de la Roche, le pont Alphonse Juin, la passerelle du palais de Justice, le pont Bonaparte, la passerelle Saint-Georges ou encore le pont Kitchener Marchand.

Historique du Vieux-Lyon

Durant l’occupation romaine, c’est-à-dire dès 44 avant Jésus christ, la colline de Fourvière, une partie de l’ouest de Lugdunum, la presqu’île ainsi que la Croix-Rousse sont les principales zones occupées. Tandis que la zone basse de Fourvière, qui constitue plus tard le quartier du Vieux-Lyon, est constamment en proie aux crues de la Saône. C’est principalement durant l’époque médiévale que le centre d’activité bascule entre la rive droite de la Saône et la colline de Fourvière. Cette partie du Vieux-Lyon, s’étendant du quartier de Saint-Georges vers l’extrémité du quartier de Saint-Jean, fut principalement occupée par des artisans de la pierre et des céramistes, dont les boutiques étaient accessibles via l’actuelle rue Tramassac.

L’église de Saint-Paul, datant du XIIIème siècle, est l’une des plus anciennes de Lyon et le quartier abrite notamment le temple du Change, construit en 1653. Le quartier central de Saint-Jean est connu comme la demeure de l’évêque de Lyon. Saint-Georges, longtemps reconnu pour les activités portuaires, est devenu célèbre pour la grande épidémie de peste qui a frappé le quartier en 1348 et entraîné l’aménagement de l’actuelle rue de la Quarantaine.

Patrimoine du Vieux-Lyon

Le Vieux-Lyon intègre la liste du patrimoine mondial de L’UNESCO en 1998 et fait également partie à ce titre des sites du patrimoine de l’humanité. Suite au percement de la rue Octavio Mey et à la construction de la gare, dans le quartier de Saint-Paul, l’Etat, les habitants ainsi que l’association la renaissance du Vieux-Lyon conjuguent leurs efforts pour contribuer à préserver le patrimoine architectural unique du quartier. Ainsi, il devient en 1964 un des premiers quartiers français à être inscrits comme secteur sauvegardé. L’appui d’André Malraux, alors ministre de la culture, a énormément pesé dans la prise en compte de la candidature du quartier pour l’inscription à la liste des patrimoines de l’humanité. Il constitue aussi le premier quartier de France à bénéficier d’une opération programmée d’amélioration de l’habitat, permettant entre autres de juger de l’adéquation entre constructions anciennes et nouveaux bâtiments.

La partie sud du Vieux-Lyon, qui s’articule autour de l’église Saint-Georges, garde son héritage de quartier artisan où se côtoient Traboules, boutiques de soieries et logements. Le quartier de Saint-Jean, principal quartier aristocratique et religieux du Vieux-Lyon, est devenu un axe privilégié pour les musées et les attractions touristiques. Tandis que les alentours de Saint-Paul, principal quartier bourgeois et centre financier et commercial du Vieux-Lyon, ont été reconvertis vers les boutiques tendances et déco, les antiquaires ou encore les boutiques de mode. Par ailleurs, les hôtels de charme, les restaurants élégants et les bars branchés du quartier sont installés du côté des quartiers résidentiels comme Fourvière ou Saint-Just.

Commerce et vie dans le quartier du Vieux-Lyon

Du fait de son attrait touristique, le quartier de Saint-Jean présente de nombreuses boutiques d’artisanat, d’objets tendances et designs ainsi que des articles de mode rassemblés pour la plupart autour de la rue Saint-Jean, principale artère du quartier, et de la place Saint-Jean. Les principaux commerces liés à la soierie se trouvent au niveau de rues plus anciennes dont la rue de la Bombarde, la rue du Bœuf ou encore rue Mourguet. De plus, les nombreux parcs et jardins du Vieux-Lyon dont le jardin des Hauteurs, le parc de la mairie au Point-du-jour ou encore le parc de Champvert constituent des points de vue imprenables sur la ville ainsi que des sites particulièrement appréciés des habitants et des touristes.

Les principaux axes routiers du quartier sont notamment le tunnel de Fourvière, les quais de Saône ainsi que les axes est-ouest. Le Vieux-Lyon est également traversé par la montée de Choulans, l’avenue de la 1ère DFL, l’avenue Barthélémy Buyer, la montée Chemin-Neuf, l’avenue Point-du-Jour ou encore la rue Joliot-Curie. Par ailleurs, la situation architecturale du Vieux-Lyon fait que la plupart de ses rues sont essentiellement piétonne et bordées de places publiques dont la place du Change, la place du Gouvernement, la place de la Baleine, de Saint-Georges, de l’Abbé-Larue, de Saint-Irénée, Bénédict Teissier ou encore la place de Fourvière et sa grande esplanade.

Les principales zones du Vieux-Lyon ont chacune leur spécificité qui diffère selon l’histoire et l’évolution des activités humaines dans le quartier. Saint-Georges constitue le principal quai du Vieux-Lyon et est essentiellement un quartier populaire connu pour avoir abrité les premiers tisseurs de Lyon. Le quartier de Saint-Jean, qui abrite le centre religieux de la ville, est également connu comme le premier centre administratif de Lyon avant que le centre-ville ne soit transféré vers la presqu’île. Le quartier ancien de Saint-Paul est quant à lui réputé pour être le principal centre d’échange commercial du Vieux-Lyon.

Géographie du Vieux-Lyon

Plusieurs quartiers périphériques intègrent également l’ensemble du quartier historique du Vieux-Lyon dont ceux du Point-du-jour, Ménival, Fourvière et la partie sud de Champvert. L’ensemble du Vieux-Lyon s’étend notamment du bas de la colline de Fourvière jusqu’aux bordures de la rive droite de la Saône. Le quartier du Vieux-Lyon constitue l’un des quartiers Renaissance et médiéval les plus vastes, avec Venise, à être resté quasiment préservé. En effet, il se caractérise par ses nombreuses demeures au style renaissant dotées d’arrière-cours et de toits en terre cuite, par ses magnifiques cathédrales ainsi que par ses innombrables rues médiévales et vallonnées.

Le quartier de Saint-Georges, situé à l’extrémité sud de la ville, se distingue comme un ancien quartier canut. Saint-Jean, situé au centre du Vieux-Lyon, constitue le hot spot touristique du quartier et est particulièrement connu pour abriter la primatiale de Saint-Jean et le célèbre ensemble Gadagne. Le quartier de Saint-Paul, situé au nord du Vieux-Lyon, accueille notamment les deux principaux lycées privés du quartier, la grande Gare de Saint-Paul ainsi que la grande église du même nom. L’architecture du quartier du Vieux-Lyon est largement influencée par la cour de Catherine de Médicis qui y implanta un style proche de celui de la ville de Florence en Italie.

Prix de l’immobilier dans le Vieux-Lyon

L’offre immobilière dans le quartier du Vieux-Lyon est assez hétérogène et s’axe plus vers la location du fait du caractère patrimonial et historique de la zone. En effet, le Vieux-Lyon est un quartier particulièrement apprécié des prospecteurs immobiliers du fait de son cadre de vie calme et reposant. Selon les emplacements, le prix moyen de la location au m2 se situe à environ 18€ avec des prix bas avoisinant les 15€ et des prix hauts pouvant atteindre les 22€. Il faut également noter que les loyers les plus chers du Vieux-Lyon se situent au niveau des quartiers de Saint-Georges et de Saint-Paul.

En une décennie, le prix moyen au m2 dans le quartier du Vieux-Lyon a augmenté de plus de 55%. De ce fait, le prix moyen au m2 des appartements peut varier entre 4650€ à 6200€ avec de rares occasions accessibles entre 3250€ et 4190€ ainsi que des prix hauts pouvant varier entre 6400€ jusqu’à plus de 8000€. En ce qui concerne les maisons, le prix moyen au m2 est estimé entre 5350€ et 7350€ avec des prix bas pouvant varier de 3750€ à 4750€ et des prix hauts pouvant aller de 7450€ jusqu’à plus de 9600€. Précisons toujours que les écarts assez importants au niveau des prix médians sont attribués aux caractères des zones et des biens immobiliers.

Aux alentours de Champvert et de la mairie, un quartier résidentiel et animé, le prix moyen au m2 se situe aux alentours de 3800€. Du côté de la Sarra et de Saint-Just, ce prix médian peut basculer jusqu’à 4850€. Par ailleurs, dans le quartier de Ménival, le prix moyen au m2</sup peut atteindre 4200€. Au niveau des quartiers de Point-du-jour et des aqueducs, le prix médian avoisine 4100€ contre 4000€ du côté de Province et de Chavril.

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