Lyon breaking room, un endroit pour décompresser (interview)

C’est bien connu Lyon est un endroit ou la vie va à 100 à l’heure. Troisième ville de France, la capitale des Gaules rythme le quotidien de ses habitants et le fait de prendre une pause ainsi que se détendre peut faire un bien fou dans un monde composé d’un stress omniprésent. Depuis peu deux associés ont lancé un projet de fury room avec un seul objectif, casser des choses, objets afin de pouvoir évacuer la frustration de la vie quotidienne. Too Lyon est aller à la rencontre de l’un d’entre eux.

                    Lyon breaking room

 Maxime s’est lancé dans un projet de rage room en compagnie d’un associé, on lui a posé 5 questions sur le concept, découverte :

Bonjour Maxime, peux-tu me parler de Lyon breaking room ?

« Oui avec plaisir, Lyon breaking room c’est deux associés qui ont eu l’idée de mettre en place ce projet sur Lyon. Nous voulons créer un endroit, afin de pouvoir extérioriser de la meilleure manière possible après une journée de boulot ou même une journée difficile. Nous sommes une start up et prenons exemple sur le modèle canadien et américain. Notre but est aussi de calmer la colère des gens. Au lieu de casser des voitures ou autres choses dans la rue, nous aimerions qu’ils viennent se défouler chez nous. On leur offre un moyen de passer à, autre chose et se débarrasser de leurs problèmes sans faire de mal à personne, simplement en cassant des objets. Le client choisit un outil (de destruction), batte de base-ball, pied de biche… et c’est parti. »

Toi à titre personnel, quel a été le déclic pour se lancer dans une rage room ?

« J’ai un parcours très atypique. J’ai 27 ans et cela fait depuis 3 années que l’idée nous trotte dans la tête. Avant je gagnais très bien ma vie avec un poste de banquier d’abord sur Lyon et ensuite sur Paris. Un jour je devais m’occuper d’un dossier très important pour le travail, un très gros dossier de prêt pour un gros client. Comme j’ai pu m’en rendre compte, les gens ne prennent pas le temps et la vie parisienne mais aussi lyonnaise est plus que stressante. Etant donné que je devais finir ce dossier avant de partir en vacances, j’ai bossé comme un fou et malheureusement, tout ne s’est pas passé comme prévu. Ce jour-là, j’ai raté mon avion et donc mes vacances. Après j’ai littéralement pété un câble : je me suis rendu compte de la pression que je me mettais… je n’en pouvais plus. J’ai alors réfléchi et suis parti de ce job, car à 24 ans, j’avais beaucoup trop de pression à gérer. Je me suis dit, il n’existe pas d’activité pour extérioriser, hormis le sport. En faisant des recherches, je suis tombé sur la fury room au Canada et Etats-Unis et j’ai vu qu’il en existe aussi une sur Paris. »

Que recherchez-vous en proposant ce service, avez-vous déjà des demandes et quel est le profil ?

« Alors le but principal de cette activité est vraiment de pouvoir se défouler, vider son énergie négative et évacuer sa frustration pour repartir du bon pied. En sortant de la salle, les gens doivent repartir avec une énergie positive et avoir laissé leur frustration derrière eux. Eh oui, nous avons déjà des demandes, environ une centaine de personnes et beaucoup de membres d’entreprises, dans le cadre de Team Building, qui ont besoin de décompresser du stress quotidien. Pour le profil, nous avons des supporters de foot, mais aussi et surtout des femmes. 65 à 70% de la demande vient directement des femmes. De nombreux étudiants aussi pour fêter la fin des cours, un diplôme ou encore avant de préparer un examen important. »

En terme de lieu, où en êtes-vous ?

« C’est difficile de trouver un lieu sur Lyon car les loyers sont très chers. Pour le moment, nous n’avons pas de lieu, mais on cherche activement et on espère ouvrir le Lyon breaking room d’ici l’année 2019. On recherche un lieu propice à l’activité, assez proche des transports en commun et facile d’accès, mais quand on parle de cette activité, les gens sont plutôt réticents et l’image de ce loisir reste négative dans l’opinion générale. Il faut trouver un endroit et pouvoir répondre aux normes de sécurité. Important et même capital que le lieu soit bien isolé, c’est pour cela qu’on recherche une cave ou un garage dans la zone de la Duchère et Part-Dieu. Nous avons quelques contacts avec des sociétés qui peuvent nous proposer des locaux, mais cela ne suffit pas et nous démarchons des futurs partenaires ou investisseurs pour donner un coup de pouce. »

Vous mettez à disposition des objets pour casser, d’où viennent-ils, expliquez-nous le fonctionnement à ce niveau-là ?

« Il faut savoir que les objets utilisés sont tous hors d’état. Nous cassons des choses qui ne servent plus, verres, vaisselles, imprimantes, photocopieuses… nous avons des accords avec des déchèteries afin de faire de la récupération. Nous contactons aussi les bars, restaurants afin de récupérer leur vaisselle ou autres. On ramène toutes sortes d’objets et ensuite on fait le tri. Ce n’est pas facile de trouver mais en cherchant bien, il y a un énorme challenge à relever. Les personnes ont aussi la possibilité d’amener leur propre matériel et le détruire pour passer à autre chose comme par exemple un couple qui veut se séparer. »

Retrouvez Lyon breaking room sur facebook, avec un jeu concours pour découvrir ce nouveau loisir.

https://www.facebook.com/RageRoomLyon/

Interview réalisée par G. Zerbone

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