L’aéroport Saint-Exupéry se munit d’un système de reconnaissance faciale révolutionnaire

En pleine crise sanitaire, l’aéroport Saint-Exupéry a pris une grande décision. Cela fait quelque temps que l’aéroport a inauguré un tout nouveau système révolutionnaire concernant la reconnaissance faciale. Ce  dispositif, unique au monde à pour objectif principal de réduire considérablement le temps de parcours des voyageurs.

 

Depuis quelques semaines, il n’est pas rare de rencontrer « MONA » dans les couloirs de l’aéroport Saint-Exupéry. Ce système révolutionnaire doit permettre aux voyageurs de gagner un temps fou et ainsi fluidifier encore un peu plus le trafic surtout en temps de coronavirus. Nicolas Notebaert, directeur général de Vinci Concessions et président de Vinci Airports donne quelques précisions. « Nous parlons d’un système par reconnaissance faciale du nom de MONA. Grâce à lui, les voyageurs peuvent passer tous les points de contrôles au sein de l’aéroport de manière très simple. Il suffit d’enregistrer sa carte d’embarquement, son visage et une pièce d’identité sur l’application (disponible sur IOS et Android.) Ensuite, il faut présenter son visage à une file d’attente dédiée« .

 

Une application simple comme bonjour

Si au premier abord, ce nouveau système peut faire peur surtout en matière d’utilisation, les créateurs du projet « MONA » ont mis l’accent sur une fabrication simple et rapide. Le but étant de faire gagner le maximum temps aux utilisateurs qui sont souvent pressés par le temps et veulent rapidement sortir des contrôles. Avec « MONA », les voyageurs peuvent ainsi préparer leur voyage en ligne, quelques jours avant le grand départ.

Grâce à cette application présente sur IOS et Android, plus besoin de sortir et présenter ses documents à chaque point de contrôle. Une sorte de compagnon de bord pour accompagner les passagers. Ces derniers sont même informés des mouvements au sein de l’aéroport, notamment des possibles retards ou encore modification pour les portes d’embarquement.

Un gain de 30 minutes

Si la direction de Saint-Exupéry a dû sortir le chéquier pour ce tout nouveau système révolutionnaire, le résultat semble à la hauteur des attentes. Selon la directrice déléguée France et Amériques de Vinci Airports, Valérie Vesque-Jeancard :

« nous estimons que le passager gagne 30 minutes par rapport à un embarquement classique. Je pense que Mona intervient à un moment où le passager est soucieux, peut être encore plus qu’avant, de son passage à l’aéroport. Le fait de ne pas avoir à manipuler de documents, que personne d’autre les manipulent, c’est plutôt rassurant dans ce contexte sanitaire. » a-t-elle confié.

Avec cette nouvelle machine, l’aéroport de Lyon prouve également à ses passagers qu’il ne prend pas à la légère la crise du covid-19, ce qui peut rassurer d’éventuels sceptiques. Seul hic, pour le moment « MONA » n’est pas capable de reconnaître une personne avec son masque, mais les développeurs travaillent actuellement sur le sujet.

 

Un système qui vise les jeunes

Si l’aéroport de Saint-Exupéry se lance un tel pari, c’est avant tout pour l’avenir. Avec un service qui fonctionne exclusivement via smartphone, il est destiné en majeure partie aux personnes qui maitrisent les technologies et s’incorporent pleinement dans le monde d’aujourd’hui comme le confirme Valérie Vesque-Jeancard. « Nous savons que ceux qui n’utilisent pas Face ID sur IPhone ne vont pas utiliser « Mona ». Ce sera sûrement un public plus jeune, et/ou plus habitué aux nouvelles technologies qui utilisera ce système ».

Rassurez-vous, « MONA » n’enregistre pas les données personnelles telles que la pièce d’identité, passeport ou encore la photo. Ces informations sont supprimées au moment où les passagers montent dans leur avion. 

Si le système est en expérimentation jusqu’en octobre 2021, il pourrait bien devenir une vraie révolution dans les années à venir. Pour l’heure, seules deux compagnies utilisent « MONA » à savoir Transavia et TAP Air Portugal, en direction de Porto et la capitale lisboète. Le dispositif est accessible depuis le 15 octobre dernier. 

G. Zerbone

 

 

 

 

 

 

Source image Une : usine-digitale

Source image 2 : presse citron

Source image 3 : LeProgrès

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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