L’immobilier lyonnais post-covid : où est la crise ?

Si de nombreux médias sont annonciateurs d’une baisse prochaine des prix de l’immobilier dans les plus grandes métropoles de France, les acteurs de terrain ne font pas état d’un quelconque trou d’air annonciateur de mauvais jours pour l’immobilier en région lyonnaise. Bien au contraire, l’immobilier lyonnais joue son rôle de valeur refuge et résiste à la crise économique post-covid sur laquelle les analystes spéculent depuis près d’un an. Si certaines typologies de biens tirent leur épingle du jeu, nous assistons simplement à une restructuration de la demande immobilière.

Chiffres à l’appui, la métropole lyonnaise affiche une santé insolente de son parc immobilier avec une hausse moyenne d’environ 9% des prix sur les 12 derniers mois (baromètre SL 2021). La mutation de la demande immobilière se fait déjà franchement ressentir : en tête, les petits pavillons avec jardin dont les prix s’envolent à Lyon et dans la métropole avec 12% de hausse en un an.

Le nouvel impératif de la maison individuel avec jardin

 

« la demande de maisons a explosé. Il y a une inversion : à Lyon les acheteurs sont moins pressés, alors qu’en dehors de Lyon, ça bataille pour chaque bien. Non seulement on a vendu plus, mais on a aussi vendu plus cher » selon Olivier Venet, dirigeant d’un groupe immobilier lyonnais depuis 22 ans, propos recueillis par Mathieu Boudet le 12/05/2021 pour France3régions.

Désormais le bien star des accédants à la propriété s’affiche en moyenne à 5.400 € le m2 en région lyonnaise. Les confinements successifs ont en effet eu un effet de « prise de conscience » collectif de la part des acheteurs : les bénéfices de disposer d’un extérieur et le besoin d’espace supplémentaire induit par l’avènement du télétravail réorientent les projets immobiliers des acquéreurs citadins.

Quid de l’habitat collectif ?

 

Pour autant, la cote des appartements dans le lyonnais demeure solide : même si les prix évoluent moins rapidement que ceux des maisons individuelles, le prix du m2 des appartements croît de 5% sur un an dans la métropole à 4.400 € le m2 habitable.

Evidemment, ce sont les biens disposants d’un accès extérieur qui tirent le marché vers le haut : rez-de-jardin, terrasse, balcon… ici aussi, le covid impacte la demande immobilière. Tandis que le marché des studios et plus petites surfaces peine à trouver preneur alors que de nombreux étudiants ont déserté la métropole pour poursuivre leur cursus en distancielle en ralliant le foyer parental.

Mais les prix ne s’effondrent pas pour autant, les vendeurs sont attentistes face aux répercussions futures de la pandémie. Plutôt que de brader leurs biens, les vendeurs sont dans l’attente du retour des étudiants sur les bancs des écoles et universités. L’offre de studios sur Lyon, sans être pléthorique bénéficie d’un trou d’air en attendant le retour des investisseur frileux à l’idée d’acquérir un bien non-loué et certainement difficilement louable !

Prospective immobilière lyonnaise post-covid

 

Si le marché lyonnais était compliqué avant le début de la pandémie, trouver une maison dans la métropole relève maintenant du parcours du combattant. La pénurie de l’offre profite à certains acteurs de l’immobilier : rechercher un bien à Lyon avec Bien ici, et à l’aide de son moteur cartographique 3D innovant permet aux citadins de préparer leur exil du centre-ville en misant sur les critères clefs de leur prochaine mise au vert. Le portail permettant de géolocaliser l’offre dans l’ancien et dans le neuf, en définissant des temps de trajets maximales selon son lieu de travail, mais aussi de rechercher des biens sur les territoires éligibles à la fibre optique, le nouvel impératif immobilier des télétravailleurs.

Les professionnels de l’immobilier s’accordent à dire que la dynamique lyonnaise ne montre aucun signe de fébrilité et que la reprise économique devrait conforter l’attractivité de la métropole à moyen et long terme. Car avant tout, la crise du covid aura mis en lumière qu’être propriétaire de son logement et être bien chez soi est l’une des premières priorités des français.

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