Christophe Marguin se mobilise et demande une réouverture des restaurants pour le 15 décembre

Toujours dans une période difficile à cause de la pandémie et cette crise sanitaire sans précédent, les restaurants ont envoyé un appel à l’aide depuis plusieurs semaines. Mais aujourd’hui, le Gouvernement préfère et mise sur une réouverture au mois de janvier. Une décision qui ne convient pas aux restaurateurs et notamment Christian Marguin, président de l’Association les Toques Blanches Lyonnaises qui était l’invité de « Bonjour Lyon » sur « BFM Lyon ».

Le chef cuisinier et président des Toques Blanches a répondu aux questions et demande une réouverture des restaurants le 15 décembre sous peine de voir plusieurs d’entre eux mettre la clef sous la porte dans les prochains jours. 

 

Quel message passez-vous ?

« C’est important pour nous de faire comprendre aux gens que nous sommes vraiment dans une situation qui est bloquée par l’Etat et une entreprise qui reste fermée plus de six mois, ça devient vraiment compliqué. Nous sommes au cinquième mois, il en reste encore un et les difficultés s’accumulent. »

 

L’Etat parle de réouverture des restaurants pas avant le 20 janvier, quel est votre sentiment ?

« Ce n’est pas normal et encore cette date n’est pas fixée car le Président Emmanuel Macron nous a bien fait comprendre qu’il faut que l’état sanitaire soit sur la bonne voie. Aujourd’hui, nous on se bat pour ces fêtes de Noël et on va être les vilains petits canards. Pourquoi les gens se promènent et pourquoi nous on ne peut pas travailler ? Comprenez si les gens recommencent à se promener est-ce que nous, le 15 janvier on ne va pas nous dire, la situation sanitaire s’est aggravée et vous n’avez pas le droit de travailler ? Je me pose la question. »

 

Que demandez-vous aujourd’hui ? 

« Lorsque le Président a dit qu’il voulait que l’économie reprenne, nous nos clients nous réclament. Ils veulent manger le midi ils travaillent et comment ils font pour se restaurer ? C’est une activité importante le service du midi du lundi au vendredi. Nous comprenons qu’il faut être confiné le soir, on comprend aussi pour le week-end, mais au moins avoir la possibilité de faire ces 5 services pour recommencer un petit peu l’activité et faire une rentrée d’argent. Pour le moment, il y a des frais à couvrir et qui tombent chaque mois, surtout que nos amis banquier ne nous font pas spécialement de cadeaux en cette période. 

Je pense qu’à un moment, il faut comprendre que nous sommes dans la difficulté. Parmi les membres de notre association, il y a en déjà un qui a fermé et je pense qu’il peut y en aura d’autres. À un moment, nous comprenons le plan santé et c’est pour cela qu’on a fait des efforts mais le plan économique est aussi très important. Nous avons fait tout ce qu’on nous a demandé notamment avec les règles sanitaires mais nous avons impérativement besoin de travailler. 

Depuis le début, ce n’est pas des aides que nous demandons, nous demandons à travailler. Lors du premier confinement, dans l’ensemble l’activité avait repris dans le bon sens et nous ce qu’on veut c’est continuer le travail et pouvoir garder nos emplois. »

 

Parlez-nous des aides financières reçues, délais difficiles, démarches longues ?

En matière de délais concernant les aides financières cela dépend. La Région Auvergne Rhône-Alpes a mis beaucoup de choses en place qui sont très faciles à accéder sur le site. En revanche, les aides de l’Etat sont loin d’être les plus faciles et heureusement que nous avons nos comptables qui nous donnent un vrai coup de pouce.

Interview réalisée sur le plateau de BFM Lyon

 

 

 

 

 

 

 

Source image Une : Lyon people

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